Tribune groupe UMP20

Non le 20ème n’est pas une poubelle !

A l’évidence, s’il est un domaine où Madame Calandra et la gauche ne peuvent cacher leur échec, c’est bien celui de la propreté.

Bertrand Delanoë, à la fin de son mandat, le reconnaissait lui-même Il suffit de se promener dans notre arrondissement ou dans Paris pour voir combien notre ville est sale.

Dépôts sauvages d’ordures ménagères, de mobiliers, de déchets de BTP sur la voie publique, poubelles éventrées, déjections animales en augmentation suite à la suppression des sacs donnés par la mairie, bouteilles de verres déposées à côté des containers trop souvent pleins, dégradation des mobiliers publics, tags, entassement de feuilles mortes rarement ramassées représentant un danger de chute pour les personnes âgées et handicapées…

Les habitants du 20ème ont-ils mérité de vivre dans un environnement aussi dégradé ? Au dernier conseil d’arrondissement, le groupe UMP déposait un vœu pour lutter contre la saleté des rues du 20ème, faisant quelques propositions de bon sens.

Augmenter le nombre de corbeilles de rue et remplacer plus fréquemment leur sac, lutter contre les incivilités et verbaliser de manière accrue, recourir plus systématiquement à la mécanisation du nettoiement des rues (aspirateurs électriques…), lutter contre l’absentéisme élevé des agents de la propreté et mieux les motiver, implanter plus de sanisettes pour lutter contre les épanchements d’urine…

Nous avons été consterné de voir que l’ensemble des élus de gauche au conseil d’arrondissement ont voté contre ce vœu pour des raisons bassement politiques. Alors que la taxe de balayage prélevée par la ville de Paris ne cesse d’augmenter, la propreté ne cesse de se dégrader.

Il n’y a pas de fatalité à ce que le 20ème devienne une poubelle. Le manque de volonté politique de la mairie du 20ème et de celle de Paris pour améliorer la propreté est évident. Un chiffre est éloquent. En 2012, la ville de Paris n’a dressé que 35.000 procès-verbaux pour infraction aux règles de salubrité publique alors qu’elle a distribué 5 millions de PV aux automobilistes !

L’opposition municipale a donc décidé d’être particulièrement vigilante sur ces questions de propreté. Nous allons dresser une cartographie de la saleté quartier par quartier, rue par rue et interpeller régulièrement la mairie du 20ème.

Pour cela nous avons besoin de chaque habitant. Vous pouvez identifier et nous signaler les problèmes de propreté près de chez vous en vous connectant sur le site internet www.atanaseperifan.fr ou en adressant un mail à atanase.perifan@paris.fr . Vous pouvez également écrire au 10 rue des Montiboeufs – 75020 Paris. N’hésitez pas à y joindre également des photos.

Nous comptons sur vous comme vous pouvez compter sur nous. Ensemble nous réussirons à rendre notre arrondissement plus propre.

Atanase Périfan et les élus du Groupe UMP (Nathalie Fanfant, Rudolph Granier, Martine Hazan, Alexandre Pascal, Elisabeth Ramé)

 

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Voeu déposé au Conseil d’arrondissement du 9 octobre 2014

 

Déposé par les élus du groupe UMP20ème

Relatif à un plan d’action pour améliorer la propreté des rues de Paris et du 20ème

arrondissement,

CONSIDÉRANT qu’une majorité de Parisiens et d’habitants du 20ème ne sont pas satisfaits du niveau de la propreté à Paris;

CONSIDÉRANT les déclarations du Maire honoraire de Paris peu après la fin de son mandat en 2014: « Je m’aperçois qu’il y a des choses où j’ai peut-être cédé trop vite […] Du point du service public par exemple de la propreté »;

CONSIDÉRANT que la Maire de Paris avait annoncé le 10 avril dernier la présentation prochaine d’un « plan d’action » pour améliorer la propreté des rues de Paris, sans qu’il n’ait été dévoilé à ce jour;

CONSIDÉRANT que notre ville, l’une des premières destinations touristiques mondiales, n’est classée que 31e sur 40 pour le critère de la propreté selon une étude du site TripAdvisor (2012);

CONSIDÉRANT que la Ville prélève chaque année une taxe de balayage pour couvrir les dépenses de nettoiement des rues, cet impôt ayant augmenté de 600 % en 2011 pour certains ménages parisiens;

CONSIDÉRANT que le bilan social de la Direction de la Propreté et de l’Eau fait apparaître un taux d’absence compressible élevé (9,83 % pour 2013), trahissant un malaise des agents et une mauvaise organisation des services;

CONSIDÉRANT que l’organisation du nettoiement des rues n’est pas répartie de façon optimale dans la journée en particulier l’après-midi;

CONSIDÉRANT que le remplacement des sacs des corbeilles de rues n’est pas suffisamment fréquent, ce qui incite à des dépôts sauvages qui sont ensuite particulièrement difficiles à éradiquer, et que ce phénomène a été amplifié par le dernier modèle des corbeilles de rue;

CONSIDÉRANT que certaines rues commerçantes de notre arrondissement sont saturées d’emballages voire de dépôts interdits, faute de dispositifs de récupération adaptés;

CONSIDÉRANT que le nettoiement des espaces utilisés pour les marchés alimentaires manque de réactivité;

CONSIDÉRANT que le balayage des rues pourrait être plus efficace et moins pénible si les agents étaient plus largement équipés de moyens mécaniques et si le matériel était moins vétuste;

CONSIDÉRANT que la lutte contre les épanchements d’urine nécessite l’implantation de mobilier urbain supplémentaire et l’élargissement des horaires des sanisettes;

CONSIDÉRANT que l’application « Dans ma rue » ne fonctionne pas de manière optimale pour permettre une résolution rapide des anomalies en matière de propreté;

Sur proposition des élus du groupe UMP20ème, émet le vœu que :

– la Maire de Paris présente au plus vite son plan d’action pour améliorer la propreté

des rues de Paris, comprenant nécessairement :

– un volet pour lutter contre l’absentéisme compressible par une meilleure

prise en compte de la pénibilité et de la difficulté des conditions de travail ;

– une meilleure répartition des opérations de nettoiement dans la journée pour

garantir un état constant de propreté ;

– l’augmentation du nombre de corbeilles de rues et une fréquence plus élevée

de renouvellement de leurs sacs ;

– l’accroissement du nombre de poubelles dans les rues commerçantes pour

empêcher les dépôts sauvage de cartons ;

– le recours plus systématique à la mécanisation du nettoiement des rues :

aspirateurs électriques de déchets, etc ;

– l’augmentation du nombre de sanisettes dans les quartiers où les

épanchements d’urines sont fréquents ;

– l’élargissement des horaires d’ouverture des sanisettes dans les quartiers qui

le nécessitent ;

– qu’une brigade verte soient créée afin de permettre au maire du 20ème

arrondissement de disposer de véritables prérogatives en matière de propreté ;

qu’à cette fin la direction locale de la propreté soient déléguées au 20ème

arrondissement.