Dossier « Lien social et solidarité »

Etats généraux du 20ème arrondissement.

Rapport de la commission « Lien social et solidarité ».

Mesdames, Messieurs, chers amis.

J’ai l’honneur de proposer à votre appréciation le résultat des réflexions de la commission « Lien social et solidarité » que j’ai essayé de rapporter le plus fidèlement possible en y ajoutant une part de ma propre réflexion.

Permettez-moi avant toute chose de vous préciser que le texte suivant n’est qu’un document de travail qui continuera à être enrichi et amendé dans les semaines à venir en fonction des idées pertinentes de tous ceux qui voudrons bien se joindre aux membres de la commission.

Les membres de cette commission qui ont travaillé sous la présidence de Nathalie Morin sont :

Michèle Brugnon

-Micheline Barget

-Béatrice Lequéré

-Hugues derouet

Voici donc les conclusions :

Laboratoire d’idées et concentration de difficultés, le 20ème arrondissement de Paris est en fait le model réduit de cette France où le cœur des hommes à cessé de battre à l’unisson. Les hommes, en effet, ont cessé de croire en la valeur individuelle et le peuple se désespère sous les cris effrayés des plus faibles. C’est cette France d’aujourd’hui qui perd pieds car ce qui est donné d’une main un jour est repris au centuple de l’autre le lendemain en frappant avec une rudesse sans pareil les plus démunis.

C’est globalement ce qui est ressorti de la réflexion des membres de la commission qui ont constaté que les contraintes financières vécues par tous , les effets de la crise, mal maitrisés par nos gouvernants à tous les échelons, (Etat, Régions, Départements, et communes), rejaillissent sur tous en général et en particulier sur les plus vulnérables ainsi que les plus isolés, et nous conduisent à constater une diminution des aides de la part de l’Etat  et de la Région en matière d’aides sociales vers une gestion portée sur les communes, leurs moyens, plus ou moins étendus, et leur CCAS souvent en difficultés.

Cela est d’autant plus dommageable qu’en 2015 les dotations de l’Etat aux collectivités locales subiront encore une baisse de 3,67 milliards d’Euros alors que leurs compétences ne cessent d’être étendues, à l’exemple des rythmes scolaires en 2014.

Pour Paris, cette baisse sera de 200 millions d’Euros et le maire de la ville capitale, madame Hidalgo, reconnait déjà qu’il lui manquera 400 millions pour boucler son budget.

Cette politique à la Gribouille du gouvernement risque d’avoir pour conséquence une augmentation très pénalisante des impôts locaux pour compenser le moins perçu.

Pour pallier les conséquences de ces dispositions subies, il convient aujourd’hui de dégager une vision globale de ce qui pourra être la nouvelle politique sociale dans le 20ème, comme partout ailleurs, pour mieux s’attacher au bien de tous et améliorer le collectif car il s’agit désormais de :

-Recréer le lien social,

-Revoir les accès aux droits

-Revoir l’accès au logement

-Revoir la politique en direction des personnes âgées.

-Revoir la politique des loisirs et d’animation, en particulier pour la jeunesse

-D’assurer partout le développement de l’emploi local par la formation.

-Lutter contre le travail dissimulé.

-Assurer la propreté des lieux de vie de manière égale.

Il s’agit, dans notre projet, de réaffirmer l’existence d’un bien vivre ensemble et d’un attachement à notre environnement. La cohésion sociale doit se fondre dans un ensemble de valeurs communes à tous avec un cadre de référence qui ne peut être que les fondements de la Nation, républicaine, laïque et solidaire, dans le respect de la liberté de chacun, à condition que notre liberté ne heurte pas celle des autres.

Notre premier devoir est d’assurer une protection de la jeunesse par une nouvelle politique d’animation des quartiers en tenant compte et en contrôlant l’action des associations de solidarité qui bénéficient des deniers publics souvent dans des conditions qui laissent à désirer. Dans le 20ème arrondissement par exemple, sur 34 structures et associations à vocation sociales et d’entraide répertoriées dans le guide pratique de la mairie, seules 11 ont leur siège dans l’arrondissement.

Nous proposons donc de passer avec ces associassions des Contrats d’objectifs en fixant à chacune, en fonction de sa spécificité, des missions spécifiques dont nous feront le bilan à la fin de chaque année. Ces missions doivent comprendre : L’animation, (Sportive, culturelle, sociale), la formation, en particulier dans des secteurs susceptibles d’être porteurs d’emplois et délaissés par les organismes officiels, (Métiers du bois, verrerie, etc.…).

La politique en direction des personnes âgées, elle aussi, doit être revue pour éviter une marchandisation de la vieillesse compte tenu des coûts exorbitants des maisons de retraite où les plus démunis se retrouvent à la charge des collectivités. Il serait judicieux de généraliser une politique de maintien à domicile, quand cela est possible, en constituant dans les Départements des brigades d’intervenants qui auraient pour mission d’apporter une aide pratique aux personnes isolées et démunis, autrement plus efficace que les aides ménagères à domiciles actuelles.

La propreté de notre lieu de vie est un élément indispensable de notre épanouissement. Pourtant, nous constatons, dans le 20ème arrondissement en particulier et dans l’est parisien en général, une situation de paupérisation dans certains quartiers qui regroupe pauvreté et insalubrité mettant en péril la santé des habitants. Nous proposons de mettre en place partout une section de brigade verte chargée de veiller à l’égalité de traitement et surtout à assurer une information aux usagés indisciplinés.

Le mieux vivre ensemble doit s’imposer à tous dans nos quartiers et dans la France entière en luttant contre les comportements déviants caractérisés par l’indiscipline à tous les étages, stationnements au mépris de la sécurité des autres, dépôts d’ordures sauvages, bruits intempestifs, travail dissimulé, envahissement de l’espace public par des marchants en situation irrégulière et trafics en tout genre sur lesquels certaines municipalités détournent le regard pour se donner bonne conscience.

La situation financière de nos collectivités se dégradant de plus en plus comme nous le signalons précédemment par l’impéritie du gouvernement, celles ci doivent désormais se tourner vers l’économie sociale et solidaire en favorisant l’installation de nouveaux commerces de proximités, en favorisant aussi l’installation de structures d’insertion en renforçant nos partenariats avec des entreprises du terrain qui ont une valeur ajoutée, en assurant leur promotion.

Cela n’est qu’un échantillon des propositions de notre commission car le temps nous à manqué pour aller plus loin dans nos recherches de solutions, nous continueront à travailler malgré cette société aujourd’hui fragmentée pour replacer les fragments dans l’ensemble car nous croyons en la capacité de la ville, de la Région et surtout de la France de proposer une nouvelle politique de progrès ou, comme à la table du père, chacun aura sa part et que tous l’auront tout entier.

Le rapporteur à dit.

José VATIN.